( 19 novembre, 2020 )

La Révélation sous l’emprise des herméneutiques

 

Les gens de croyance, dans toutes les religions, s’avèrent plus intolérants envers toute croyance différente à la leur. Pourquoi ?

Véridicité et fausseté

En réalité, ils s’annoncent que la véridicité de leur croyance dépend de la fausseté des autres croyances, telle est l’interprétation simple et directe du problème. En effet, cela entraine d’autres conséquences inévitables, entre autre, la déchéance de l’autorité spirituelle exercée sur les fidèles qui, bien entendu, sape l’édifice du sacrifice volontaire, et risque de causer une pénurie financière qui fait le bonheur des prêtres.

Tout d’abord, il est nécessaire de définir le substantif « prêtre » avant d’aborder une analyse avancée :

Du lat. chrét. presbyterien (emprunté au gr. π ρ ε σ β υ ́ τ ε ρ ο ς «ancien du peuple» d’où «prêtre», compar. de π ρ ε ́ σ β υ ς «vieux, âgé»), qui a eu les mêmes sens que le grec : «vieillard», «ancien, dignitaire» et «prêtre» (dep. ca 200, Tertullien, v. Blaise Lat. chrét.).

D’après cette définition, on peut dire que le mot avait une notoriété imposante, il désigne la personne la plus âgée de sa tribu, expérimentée, sage digne du respect de tous ses individus, résout les problèmes et arrange les différends entre les individus de sa tribu. Cette interprétation est si proche de la vie sauvage où des êtres grégaires tels que les éléphants. Ils n’obéissent qu’à la vieille éléphante expérimentée qui connait les lieux de pâturage, les sources d’eau, les changements de saisons. Donc, leur existence en dépend.

Toutefois, dans un cadre religieux ou ecclésiastique, on transmue le sens primitif, naïf du terme puisqu’on attribue la prêtrise par obédience, et non pas par mérite, au plus conforme des disciples qui puisse réitérer la piété des fidèles sans réserve. On a les pieds devant le mur, car le corps religieux ferme les pores respiratoires du Texte sacré-tous les Textes-par des herméneutiques qui sont habilités à l’obsolescence, à être désuets et ils risquent la caducité avec le temps, car la raison ne peut pas outrepasser son temps, son environnements ou son être. Ainsi, doit-on dire que les préceptes du Texte s’effacent, s’altèrent, s’évanouissent devant ces herméneutiques qui accaparent la valeur du Texte lui-même : il n’y a plus de mansuétude, plus de tolérance, plus de dialogue, car on risque d’offenser ou de contredire les présumés interprétations ecclésiastiques du Texte, alors que de telles préceptes-mansuétude, tolérance, clémence…- ne vieillissent jamais, sauf si l’on limite leur portée à une race, une confession, une secte…

La Parole de Dieu est ouverte, dynamique, elle est destinée à l’homme quel qu’il soit, sans discrimination dans l’espoir qu’il puisse fonder une communauté où chaque individu ait sa place. Mais si chacun trouve la paix, le corps religieux, lui, risque de perdre son rôle d’interprète de la Parole de Dieu. Y-a-il un facteur occulte derrière cet attachement exclusif et obsessionnel à de telles herméneutiques ?

Le statut de prêtre ou d’interprète du Texte sacré

En Inde, le corps religieux était et l’est toujours, mais modérément, une classe sociale en tête dans le système de castes Varna, et le mot Varna signifie couleur. On associe souvent les castes en Inde au modèle des quatre « Varna » (ou « couleurs ») du système brahmanique : 1-les Brahmanes (prêtres), 2-les Kshatriyas (guerriers), 3-les Vaishyas (commerçants), 4-et enfin les Shudras (travailleurs manuels) auxquels s’ajoutent les Dalits (hors-castes ou Intouchables) ou parias qui représentent le 1/5. La cinquième classe n’a aucun statut social. Et grâce à cette division sociale, les Brahmanes s’assurent qu’ils sont les maitres suprêmes, quant aux parias, ils sont sous compulsions aux cours de leur misérable vie.

Les Rabbins juifs fondèrent leur croyance sur le racisme pur de peuple élu, les fils de Dieu et ses bien-aimés, ils sont les « descendants » de Jacob, tandis qu’ils rattachent la descendance au côté maternelle ??. Quant aux autres peuples, ils ne sont que la racaille au paria au service du peuple élu. Bien qu’ils soient parmi « les monothéistes », ils n’épargnent pas les prophètes, ils les stigmatisent tous par le même pêché : Loth épousa ses deux filles qui lui donnèrent deux fils, Moise, avant de quitter L’Egypte, avait des maitresses, David arracha la femme d’un soldat alors qu’il avait quatre-vingt-dix-neuf femmes (l’interprétation du Verset coranique de David est empruntée à ce qu’on appelle les récits israélites et n’a rien à voir avec le Verset). Jésus fût un batard, et avait des relations indécentes avec sa cousine. Cela va se répercuter sur la psychanalyse de Freud directement.

Le corps ecclésiastique, à l’époque médiévale, tenait en main et l’argent et le pouvoir. Généreusement ou contraints, les hommes, obnubilés par le risque d’incandescence, offraient leurs biens et s’offraient entièrement à l’Eglise, pourvu qu’elle rachetât leurs âmes et attendre la parousie pour se délivrer entièrement. Bref, les hommes étaient sous la servitude volontaire, selon de la Boétie, sans raison et l’Eglise s’en réjouissait, elle déclenchait des guerres saines, nommait des rois, sapait des régimes, et au nom de Père, elle avait décimé des populations entières.

Au cours de la civilisation islamique, les savants ou Oulémats étaient divisés en plusieurs doctrines, mais, abstraction faite aux diverses doctrines qui n’entrainent pas une ségrégation raciale ou discrimination sociale, on va les distinguer selon leur contiguïté au pouvoir ou le contraire : les savants de peuples, et les savants de pouvoir.

En effet, au cours de l‘histoire islamique, les Oulémats n’étaient pas nommés rois, ou nobles, ou étaient des capitalistes, et c’est ce qui fait la différence capitale entre homme de religion en Islam, et en d’autres civilisations. Ils sont des gens de peuples, mais il y’a ceux qui prônent le pouvoir et d’autres qui défendent les droits des peuples, quant au Livre sacré, le Coran, tout le monde y a accès sans restriction. Et cela relève de la nature du Livre sacré Lui-même qui obstrue toute tentative à la discrimination ou à la sacralisation des hommes, tandis que la Charia est une science indépendante du confessionnalisme et de la race. Certes, il y a des violations et des exaction, mais ils ne relèvent pas de la nature de l’Islam ??

Religion et psychanalyse

Si l’on scrute ou ausculte la terminologie psychanalytique de Freud, et en particulier « Totem et Tabou », on constate qu’elle est totalement empruntée au lexique ecclésiastique et religieux : ordalie, propitiation, atavisme, eucharistie, obnubilé, immolation, compulsion, parousie… qui à son tour l’avait emprunté à la culture totémique tribale primitive dont l’exogamie représente le second pas, après l’inceste, de l’interdit religieux d’après Freud. Et comme on vient de l’indiquer, le constat conclu, dit que les religions ne sont que le produit d’une évolution lente au cours de l’histoire. Autrement dit, la psychanalyse met la main sur le problème réel qui détruisit la psyché de l’homme, jusqu’à juger la religion comme « névrose collective » selon Freud.

En réalité, la psychanalyse est une contre religion avant qu’elle soit une pseudoscience qui étudie le comportement psychique  humain, car, le côté obscur de l’homme dévie et déprave la Parole de Dieu Miséricordieux, Clément, Juste… pour l’aliéner à des herméneutiques psychotiques, tant qu’ils disséminent la haine, le racisme, les divergences socio-économiques, l’exploitation des richesses au détriment d’autres peuples ou d’autres générations.

Cela entraine, causalement, une aversion extrême contre toute manifestation religieuse : culte, conduite déontologique, privation, devoir… pour aboutir à séparer le régulier du séculier.

( 20 mai, 2020 )

Peut-on créer une divinité?

Depuis l’aube de l’humanité, l’homme était toujours entouré des divinités diverses et éparses auxquelles il se prosterne et présente des offrandes, pour éviter les malédictions, vivre en sécurité, améliorer son sort et se préparer une idéale transition à l’au-delà. Or, le mot « aube » fait défaut dans la chronologie historique.

Qui a existé au 1er temps, la divinité plurielle ou la mono-divinité ?

La raison et le monde matériel

La raison ne communique avec le monde extérieur qu’avec les moyens de sens, ou plutôt, c’est du cerveau qu’il s’agit, car la raison est la substance du cerveau, mais impalpable. Le décodage s’effectue, lorsque l’un des moyens de sens envoie une information visuelle, auditive ou autre, sous forme de signaux bio-électriques, et grâce à la relation hypothalamo hypophysaire se convertissent en hormones . Tout va bien jusqu’à maintenant, mais, ce qui cloche, c’est la dissolution du monde concret en influx nerveux  ou disons ondes ?!

En réalité, le monde n’est que des ondes électromagnétiques, et c’est ce que le cerveau perçoit, mais la gravité, cette force magique, l’affiche tel que l’entendement le palpe, l’ausculte, le voit, le sent…

Notons, d’abord, que le cerveau, qui reçoit les informations du monde extérieur par le biais des moyens de sens, se situe dans une caisse- ou crâne-où la lumière ne pénètre pas, il est totalement privé de la lumière.

En réalité, cette différence entre monde extérieur et monde perçu combine le cerveau et la raison. La raison conçoit le monde abstraitement, et le reformule sous forme d’équations de forces de dynamismes d’interactions et de formes géométriques.

Autrement dit, la raison interprète la réalité du monde matérialisé tel qu’il est décrit par la formule d’Einstein : la matière n’est qu’une face de l’effigie, et l’autre en est l’énergie.

La divinité matérialisée

Cependant, avant de découvrir l’autre face de la matière, la perception restreint sa haute connaissance à la matière, et cela aura bien entendu des effets sur la diversification des divinités, et le rejet totale d’une divinité unificatrice et transcendante, néanmoins, la réduire à un dieu qu’on peut toucher et voir. Par conséquent, cette dichotomie va continuer de hanter et accompagner la pensée humaine le temps qu’il existe, car, elle fait partie de son étance.

Cette matérialisation de la divinité amène l’homme à nommer et distinguer chaque force naturelle, chaque astre, chaque saison et autres des dieux indépendants les uns des autres, qui parfois, entrent en conflits que l’homme en est l’acteur, par procuration, c’est ce que dicte la mythologie. Mais les prétendus dieux demeurent intactes, ne meurent pas et conservent toujours leurs pouvoirs et leurs prestiges, mais la défaite est la destinée de l’homme, et qui dit destinée dit aussi la misère le déchirement et l’incompatibilité entre individus.

Bref, nous venons de voir que le cerveau perçoit le monde sous forme de signaux et les convertit en influx nerveux, symétries aux ondes électromagnétiques. Et à partir de ces ondes, se manifeste la raison qui reformule le monde observable en règles et formes.

La comparaison

La raison, ainsi, fait appel au mécanisme de la comparaison, tout d’abord, pour distinguer les formes ; et tout autre mécanisme en dérive : ressemblance, discernement, rapprochement, contiguïté, similitude ou le manque de similitude… Ce mécanisme est une qualité innée, se manifeste dès la naissance par l’odorat et le son, car le bébé peut discerner l’odeur et la voix de sa maman parmi une multitude d’odeur et de voix. Puis, se développe avec l’âge, et l’enfant commence à distinguer la différence entre le verre rempli et le verre à moitié rempli, et au fur et à mesure, il distingue le même nombre d’objets éparpillés sur deux surfaces différentes, ce qui veut dire qu’il est capable d’acquérir l’habilité d’évaluer la quantité et l’espace parallèlement et conjointement(…)

La causalité

Cependant, la raison, par l’observation, comprend qu’il y a une succession ordonnée de phénomènes naturelles, et cette succession peut se répéter sans faillir, puis, elle déduit que, par cette ordre, peut prendre part à ce monde car elle en fait partie.

La causalité peut s’enchaîner jusqu’au l’infini, elle est parfois manifeste et visible, c’est-à-dire que le cours de la vie simple s’y aligne conformément, et parfois à découvrir et la laisser faire, car la recherche scientifique ne peut approuver une expérience que lorsqu’elle s’ajuste à l’ordre de la causalité, alors que tout interprétation autre de la causalité va nous entraîner loin de notre raisonnement. Aussi, la raison se déclare-t-elle inopérante sans comparaison et sans causalité.

Somme toute, la comparaison et la causalité sont des mécanismes innés qui permettent à la raison d’interférer avec le monde extérieur : la comparaison actualise ses acquis cognitifs et la causalité ordonne son savoir.

Toutefois, le mot divinité ne bascule pas par associationnisme dans l’action de la raison, certes, elle cherche continuellement le temps zéro, mais attribuer une divinité à quoi que ce soit est hors de sa portée, car on ne compare que le comparable : forme, force, densité, dimension…, alors que la causalité s’étend symétriquement, à reculant pour saisir l’existant, et en avant, théoriquement, sans aboutir aux bords ??

Et d’où vient la mono-divinité ?

La raison, seule laissée à elle-même, ne parviendra jamais à attribuer le titre de dieu à n’importe quel phénomène ou autre, elle ne sait pas ce que la divinité, parce qu’elle ne peut percevoir l’au-delà, l’invisible, et c’est pour cette raison qu’il est nécessaire de remettre sur pied  la vision qui prétend sans preuve tangible que la multi divinité représente la période infantile de la raison. Pas de tout !

La révélation inspire la raison

Nous devons reconnaître que la révélation définit la divinité en Dieu l’Unique le Créateur et que c’est Lui le Premier et le Dernier, mais comment ? Les dimensions que repère la raison sont purement mathématiques dont le plafond ne doit pas outrepasser la longueur de Planck lp = 10-35, après le Big Bang.

Cependant, à l’instant zéro du Big Bang, les mathématiques et les lois de la physique ne fonctionnent plus. Aussi, aurait-on besoin d’autres lois car le Créateur est au-delà de ces lois.

La déformation de la divinité

Ainsi, dit-on, Dieu Maître des cieux, Maître des mers, Maître des vents(…) en ramenant toutes les forces et phénomènes à l’Unique Maître des mondes. Mais, génération après génération, cette unité explose et chaque force et phénomène acquiert son indépendance : le dieu de vents est indépendant et séparé du dieu de cieux, ainsi que le dieu de mers en est séparé aussi(…), ou plutôt, on veut pérenniser la mémoire d’un individu de grande âme, qui a marqué sa communauté par des actes de bienfaisance sans égal, ou s’est sacrifié pour elle dans des circonstances périlleuses, en lui érigeant une statue en pierre.

Et cette statue deviendrait un lieu de pèlerinage de bénédiction pour chasser la malédiction, le mauvais sort, alors qu’en contre parti, il faut donner des offrandes aux gens ou prêtres malveillants qui ont inculqué de telles croyances et sucent le sang des ingénus et des stupides. Mais cela n’est faisable qu’après avoir gelé les mécanismes de comparaison et de causalité ou plutôt en priver la raison.

Le Maitre Créateur est La Cause Initiale ainsi qu’Il est l’Unique incomparable, et qu’on a le choix d’admettre par la foi ou refuser par le doute, à condition d’écarter les prêtres religieux anthropologues philosophes scientifiques et autres qui imposent des croyances dogmatiques sans preuves.

( 25 mars, 2020 )

Le temps

 

 

 

Qu’est-ce que le temps ?

Une fois que l’on pose une telle question, on constate qu’on n’a pas de réponse ferme, on dit et redit fréquemment : on n’a pas le temps, le temps passe, pour combien de temps… sans se rendre compte qu’on ne peut pas définir le temps.

Les Sumériens avaient lié le temps au mouvement, le mouvement des astres sur nos têtes, l’alternance du jour et de la nuit, ils avaient, même, réparti le jour en heures en calculant le mouvement de l’ombre : son rétrécissement et sa longitude sous le soleil ; ils avaient, grâce aux formes géométriques des astres au ciel, pu répartir l’année en saisons, et de cette façon, ils avaient pu cultiver, moissonner, déterminer les flux des fleuves : l’Euphrate et le Tigre(…)

Ces formes géométriques sont connues sous le nom de constellations, auxquelles on fait appel pour lire son sort, son avenir son état d’âme, mais ça reste des astres sur nos têtes ??

Cependant, est-il vrai que l’on peut définir le temps par le mouvement des astres ? Si c’est vrai, le problème, dira-t-on, est résolu, sinon, pourquoi ?

Evidemment, le mouvement ne doit pas être le temps, le mouvement indique sinon le changement, au moins, la répétition d’un phénomène cosmologique, qui n’aurait pas acquis son statut de loi qu’avec Newton qui reformule ce mouvement sous le nom de loi de gravité, en suivant les pas de Galilée, qui mit en cause la chute des corps, théorie aristotélicienne qui avait dominée l’histoire des sciences pendant deux mille ans.

L’idée de Galilée était simple, il postula que les corps tombent à la même vitesse quelle que soient leurs masses, autrement dit, il y a une loi à laquelle sont soumis les mouvements des corps, que ce soient des astres, des marteaux, des arbres, des humains. Et les décalages parfois observées-et c’est ce qui  illusionna l’esprit scientifique pendant deux mille ans-ne relève que de la résistance de certains corps à l’air comme la plume d’oiseau ou un bout de papier, par rapport à une balle en fer par exemple. Et puisque sur la lune il n’a y pas d’air, la plume et le marteau sont tombés en même temps.

En effet, la loi de la gravité fait évaporer l’idée de ce que le mouvement c’est le temps, et nous voilà au point de départ, qu’est-ce que le temps ?

Vient, par la suite, la relativité pour dire que le temps n’est qu’une dimension de l’espace appelée espace-temps. Et vu la dilatation de l’espace, on se voit en mouvement permanent, et cette dilatation n’est repérable que par la vitesse de la lumière : la vitesse la plus extrême qui nous parvient du font diffus cosmologique. Cela nous permet de constater que l’âge de l’Univers est approximativement de treize milliards d’années lumières. Une fois de plus, la relativité ne fait du temps qu’une dimension spatiale, et a ôté toute autonomie au temps.

Une fois encore, et sans se lasser, la physique quantique met en cause la « constante cosmologique » d’Einstein, la dite constante qui fait que l’Univers est immuable, ce qui veut dire que la probabilité d’exister dans des mondes parallèles l’emporte, ainsi que le temps s’évapore comme principe de succession, voire de causalité, et perd son déterminisme. Aussi, doit-t-on abandonner le concept du présent, passé, futur, car il n’y a qu’une dimension spatio-temporelle qui se dilate, alors que les phénomènes astronomiques sont situés sur le même point, y compris les humains qui croient qu’ils avancent, mais comment ?

A vrai dire, la question du temps demeure sans réponse, nous sommes tous égaux vis-à-vis de la question du temps, que l’on soit philosophe, astrophysicien, homme de religion, personne simple, et tout ce qu’on dit n’est que simple spéculation.

( 16 juillet, 2017 )

Société ouverte et société fermée

Nos  sociétés se composent de trois classes distinctes du point de vue socio-politique :

1) L’Etat ou le régime dominant.

2) Les partis politiques, les syndicats, les associations, les activistes…

3) Et, bien sûr, le peuple.

Quant à  la culture, on peut en distinguer trois catégories : la culture de domination, la culture engagée, et la culture mercenaire.

L’Etat est l’ensemble d’institutions, exécutive, législative et juridique qui fonctionnent indépendamment l’une de l’autre pour qu’il n’y ait pas  de dépravation, car la justice est, à la fois, vertu et institutions, selon Paul Ricoeur, et que ces institutions doivent la mettre en valeur et à la disposition de la communauté.

La répartition des pouvoirs n’est pas le fruit de la Renaissance ou de la Modernité, ce fut Aristote qui distingua les trois pouvoirs, et insista sur ce qu’elles fussent indépendantes l’une de l’autre, et ce fut l’idée qui influença les philosophes tel que El Farabi dans son livre « Traité des habitants de la Cité idéale » où il proclama que le pouvoir doit être entre les mains de celui qui aurait joui de quelques qualités physiques et morales, sinon il doit le partager avec une ou plusieurs personnes qui auraient compensé ses incompétences. Ce fut le premier appel au partage du pouvoir, après Aristote, mais ne  trouva pas d‘oreilles ouvertes au cours de l’histoire islamique et même au Moyen-Age, jusqu’à l’émergence de la Modernité, où la démocratie représentative trouva sa place dans les sociétés ouvertes selon l’expression de Carl Popper.

On peut dire, à ce stade là, que l’Etat, avec des institutions indépendantes, confine à la justice et le chef de l’Etat préside et ne gouverne pas car présider c’est le faite «  d’estimer soi-même » et être chef d’équipe homogène dont les membres interagissent harmonieusement, mais gouverner c’est   aimer soi-même , et détenir les pouvoirs par un maître « suprême ».

Cependant, d’autres peuples sont soumis aux régimes dominants qui sévissent contre  eux des répressions intolérables, dans des sociétés fermées d’après l’expression de Carl Popper toujours.

On doit reconnaître la difficulté de démanteler les fragments de puzzle, et déterminer le champ lexical qui, à la fois, suppose un lien logique entre société et politique, et, de l’autre côté, distingue la société fermée de la société ouverte.

Notons, d’abord, que Platon voyait que la hiérarchie de la «  Cité parfaite »  met en tête l’aristocratie ou l’élite (le philosophe grec et gouverneur, de  la race non hybride), puis, le soldat qui défend la Cité et, ensuite, le paysan et ouvrier qui assurent la nourriture pour la Cité, la femme, elle, est un bien commun et la progéniture doit recevoir une éducation unilatérale. Par conséquent, le statut de la famille, lui, est aboli pour interdire l’accès à la propriété : cause des conflits. Platon réfuta tout dynamisme sociétal, alors qu’il fît partie intégrante de la vie en communauté. Ce fut, alors, le premier modèle de la société fermée qui repousse le changement.  Aussi, Platon rejeta-il la séparation imminente que fit Protagoras entre lois naturelles et normes qui sont  l’œuvre de l’Homme à toute époque, car les lois sont constantes et les normes varient d’une communauté à une autre.

La notion d’égalité et de liberté ne convergent pas avec « la perfection » qui impose l’immobilité comme système idéal, d’autant plus qu’elle hiérarchise les habitants de la Cité selon la race, et l’activité comme critères de sélection  efficaces.

Certes, depuis plus de six mille ans A-JC, avec les premiers empires, l’humanité ne connut que le modèle de domination politique, excepté quelques scènes brèves ça et là d’ouverture politique.

L’esprit clanique comme l’indique Ibn Khldoun résume, non seulement, les régimes politiques  arabo-musulmans de son époque, mais, interprète la conception de gouverner d’il y a six mille ans A-JC.

De nos jours, le sous développement confine à la société fermée, parce qu’il conserve les méthodes primitives ( c’est- à- dire les 1ères méthodes instaurées comme systèmes d’organisation) de gouverner qui freinent le dynamisme sociétal, et réprime le contre- pouvoir (la presse, la liberté d’expression, la société civile…), bref, sceller la raison demeure la méthode favorable pour éviter la prédiction de l’avenir, car prédire l’avenir est le plus haut niveau de la conscience, cela permet à l’homme de se situer, non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps, que ce soit au passé ou à l’avenir.

Aussi, est-il nécessaire, de préciser que la politique dont la définition a plusieurs facettes, telle que l’art de possible, la bonne gestion du bien commun,  le maintien de l’équilibre conflictuel des antagonistes… se voit privée de cette richesse interprétative pour ne signifier, dans la société fermée, que la « sainte » définition dictée par le régime dominant, résumée par Louis 14 : « l’Etat c’est moi » et s’il n’y a pas de divergence politique, il n’y aura pas de dynamisme, qui, seul assure la mobilité et l’évolution. Cette position de repli desserre les liens sociétaux, de sorte que la brèche restante se ferme.

La deuxième catégorie de la société qui sont les partis politiques, les syndicats, et autres, doivent assurer l’équilibre des forces politiques, parce qu’ils  concentrent  leurs intérêts sur les défaillances de l’Etats, et se proposent comme acteurs compétents de réformer la politique. Mais cela n’est possible que dans la société ouverte qui admet l’alternance.

L’Etat, quant à elle, est la tangente de la démocratie, où le dynamisme économique représente le vecteur principale du mouvement, où le capital est ouvert, et où le capitalisme s’en sort de chaque crise en établissant de nouvelles procédures conformes aux besoins de changement. Et, bien entendu, il faut distinguer capitalisme social du capitalisme sauvage??

L’économie, donc, est le point de divergence entre l’Etat et le régime dominant, car celui-ci contrôle l’économie comme activité privée, il exploite les biens et les richesses sans donner des comptes rendus des entrées et des sorties. La société fermée est la société du profit. Par conséquent, les partis politiques, les syndicats et autres ne sont que des  instituts vides qui embellissent la vie politiques et profitent de ce butin, tout en oubliant leur mission, et leur raison d’être, d’autant plus qu’ils reproduisent les scènes de domination au sein de leurs entourages.

Le peule, lui, est une sorte de horde sans orientation ni avenir, il est laissé au milieu de la tempête, on le préoccupe par des conflits triviaux, d’intégrisme, de confessionnalisme, d’ennemi virtuel du peuple, pour lui faire oublier ses soucis de survie, tel que le chaumage, la pauvreté, les maladies, l’habitat. Ainsi, ils déclinent sauf réaction inattendue qui, d’abord, sème le désordre auquel la domination  persiste, car, il s’agit d’existence ou de déchéance , puis, le peuple, s’il est bien éveillé ou guidé par un charisme bienveillant, retrouve l’ordre, pour rétablir le pouvoir institutionnel côte à côte avec un contre pouvoir veillant.

La société fermée naquit il y a plus de six mille ans et mourut avec la Modernité, mais uniquement en Occident. Toutefois, nos sociétés – ou plutôt nos communautés- n’ont pas encore trouvé la passerelle vers la modernité.

 La brèche qui mène à la Modernité est la liberté, mais on doit penser tout d’abord à la libération, à la l’acte de se libérer !!

( 16 juillet, 2017 )

L’adultère ou la fornication

L’adultère est défini par le fait que l’un des deux conjoints viole le serment de fidélité conjugal pour assouvir son avidité sexuelle ailleurs, quant à la fornication, c’est assouvir le plaisir sexuel que l’on soit marié ou non. Cependant, il est nécessaire de retenir ce qui suit : le Coran ne fait pas de différence entre l’adultère et la fornication, par conséquent,  la fornication est la jouissance sexuelle qui transgresse la morale, le droit civil, la fidélité conjugale, la pudeur et les religions.

Aperçu historique

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Aux époques révolues, et même aujourd’hui, on considérait l’adultère ou la fornication un péché féminin, quant à l’homme, il jouissait et jouit  de son droit de  masculinité en ayant une ou plusieurs maîtresses, dans toutes les cultures, que ce soit chez les Chinois, les Indiens, les Persans (…), les Pharaons,  les Grecs, les Romains, chez les musulmans et même au Moyen Age.

Qui attribua-t-il ce privilège à l’homme ? Ce fut  la répartition des tâches tout d’abord, étant donné qu’il partait à la chasse, repoussait les agresseurs ou il envahissait d’autres territoires ; autrement dit, les hommes s’exposaient  aux homicides collectifs, tandis qu’une femme sans homme protecteur était sujette aux multiples dangers.

L’homme, pendant qu’il faisait des conquêtes loin de sa tribu, la femme y restait pour veiller sur sa progéniture, ainsi, elle assurait la survie de la nouvelle descendance, mais elle favorisait ses propres enfants au détriment de sa concurrente pour gagner la compétition de femme forte ; mais, la malchanceuse parmi elles, c’est la femme qui  n’avait que des filles parce qu’elles allaient revivre la même tragédie de leur mère dont le sort fut prédestiné. De telle répartition, était nécessaire pour pouvoir surmonter les défis ; et avoir plusieurs femmes contribuait à conserver la continuité de la race tribale et de conforter sa position.

Le concubinage est le résidu de l’époque tribale, ou la communauté fermée, qui n’attribuait à la femme aucun statut social honorable, et il (le concubinage) connut son apogée  avec les empereurs sans exception, qui   sélectionnaient des femmes qui auraient procréé les futurs empereurs, alors que  d’autres femmes furent réservées pour le plaisir.

Evidemment, le sort de la femme aurait demandé six mille ans pour reconnaître partiellement son droit de liberté, d’apprentissage, d’indépendance financière(…), mais, jouer le rôle de seconde femme, de maîtresse, voire de  « faire usage indigne de son corps » ne s’améliora pas, ainsi, est-elle  facilement  accessible.

Et si la fornication fut un acte féminin, cela aurait engendré des châtiments, qui variaient d’une communauté à une autre : entre la calcination, la lapidation, la fustigation et le rejet définitif de la communauté ; ce rejet l’entrainait, malgré elle, à «  la prostitution »  pour épargner sa vie ; le métier le plus immonde dans toute l’histoire et la honte de toute l’humanité.

la fornication dans le Coran

Cependant, nous allons  sonder le Coran, après cette brève et inévitable introduction, pour savoir comment il remédie au malheur de la femme qui avait duré des milliers d’années.

D’abord, le Coran interdit le rejet de la femme loin de la communauté, s’il s’avère réellement qu’elle fornique, mais l’accusation doit être consolidée par quatre témoins, à ce stade là , le Coran dicte à l’homme « déshonoré » – mari, père, frère- de la garder au foyer définitivement – parce qu’elle n’a pas où aller,( le cas échéant, vendre son corps) logée, nourrie jusqu’à la fin de ses jours, ou DIEU, par sa miséricorde,  décrétera un autre sort : « Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur  encontre quatre d’entre vous. S’ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou que DIEU détermine une solution adéquate » ( Les Femmes : Annisa, 15).

En effet, le verset précité,  interdit tout châtiment corporel contre la fornication, d’autant plus qu’il   lui préserve une vie stable dans la communauté. Quant au verset qui suit -et c’est une première dans l’histoire- il implique, officiellement, l’homme dans le péché dans une communauté fermée : « Les deux d’entre vous qui l’ont commise ( la fornication), sévissez contre eux( sans préciser le genre de correction). S’ils se repentent ensuite et se réforment, alors laissez-les en paix. DIEU demeure Accueillant au repentir et Miséricordieux » ( Les Femmes, An nisa, 16).

Notons, d’abord, que les versets coraniques sont ouverts au repentir et au pardon divin, seules les lois dictées par les hommes contre eux-mêmes qui s’opposent au Pardon divin et social, et en particulier, lorsque la domination fait preuve d’indulgence.

La Sourate d’Ennour( La Lumière), est révélée …pour décréter un nouvel ordre social qui abdiqua l’ordre tribal de la Médine, lequel légitimait des injustices qui atteignaient les Médinois, les immigrés et les femmes en  tête. Ces injustices se manifestaient en se qui suit :

-Des femmes vendaient leurs corps pour survivre.

-Des proxénètes tiraient profit de ce commerce indigne, parfois, ils exposaient leurs propres filles, et leurs servantes à de tel malheur.

-Des femmes chastes (surtout  des immigrées) qui avaient besoin de soutiens, ne se faisaient pas épargnées de calomnie, qualifié par le Ifk : grave mensonge.

-Les hommes de bienfaisance, suspendaient leurs dons généreux, pour qu’ils ne  fussent pas salis par les calomnies.

La Sourate commence par  préciser que ses versets son clairs et n’ont  pas besoins d’interprétations extra coraniques : «Voici une Sourate que Nous avons fait descendre et que Nous avons imposée, et Nous y avons fait descendre des versets explicites afin que vous vous souveniez » (La Lumère, Ennour, 1). Ainsi, la Sourate traite ces injustices en commençant par le cas universel et aboutit au particulier, autrement dit, elle considère la fornication  professionnelle et solennelle illégitime dont le châtiment serait cent coups de « fouet » : «  La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet…  »(La Lumière, Annour, 2). Puis, la Sourate rappelle les gens de foi de se distinguer des associateurs (ceux qui associent des divinités diverses à DIEU) par le fait que ceux-ci vont continuer à forniquer : « La fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice.  Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou une associateur ; et cela à été interdit aux gens de foi » (La Lumière, Annour,3).

Fustiger, fouetter ou jalada

En effet, le terme fustigation ou son verbe fustiger ne correspondent pas au verbe coranique « jalada » ou son nom « jalde », pourquoi ? Parce que fustiger veut dire, donner des coups de bâton ou de fouet, et contrairement, si l’on consulte les grands livres de lexique tel que « Makaiiss Allogha » d’Ibn Faress, le verbe « jalada » veut dire :prendre un bout de cuire pour se frapper le visage, c’était une habitude que les femmes pratiquaient pour alléger leurs chagrins, lorsqu’elles perdaient un bien aimé, autrement dit, se frapper le visage ne veut pas dire le défigurer, et, assurément, le bout de cuire n’aurait pas une longueur qui dépasserait les vingt centimètres. Aussi, peut-on remplacer « fouet » par cuire, étant donné que la vitesse d’un coup de fouet dépasse la vitesse du son, et c’est pour cette raison là que l’on entend son vrombissement ou sifflement dans l’air,autrement dit, dix coups de fouet auraient entraînés l’évanouissement direct, ou la mort, et comment peut-on en supporter cent?? Il s’agit alors de cent coups de cuire de vingt à trente centimètres de longueur. Et c’est la Traduction  qui fait défaut, ou plutôt si l’on veut garder le verbe « fouetter » il faut le vider de sa portée hebraico-romaine.

Donc, le vrai châtiment, auquel s’exposent  les fornicateurs  c’est l’assistance solennelle d’unes communauté de gens de foi au « jalde ».

Cependant, l’on se pose la question suivante, c’est que de nos jours, forniquer ou non n’est-il pas un droit individuel ? La réponse à cette question sera reportée à l’analyse du mariage de plaisir.
A ce stade là, le Coran, et c’est ce qui fait de Lui un Livre Global et Universel, impose la présence de Quatre témoins, chose impossible, par évidence, sauf si l’on veut  épier les gens, alors que l’épiage est réfuté dans La Sourate d « Alhoujouirat… » voire même, le Coran, accuse celui qui rapporte des informations sur d’autres personnes par « Al Facique », ce qualificatif désigne tout informateur indiscret.

Toutefois, les cent coups de cuire « jalde » sont,  d’ores et déjà, suspendus faute de preuves, et, secundo, ils demeurent le châtiment convenable que l’on puisse infliger aux fornicateurs  dans un environnement qui ne disposait pas de prisons, d’administrations, d’établissements, l’unique institut dont il disposait ce fut La Mosquée que le Prophète inaugura dès son arrivée à la Médine   et, bien entendu, le Prophète n’avait jamais fustigé quelqu’un, mais l’ironie du sort veut que la Tradition surélève le plafond de châtiment à la lapidation ; et bien évidemment, la miséricorde de DIEU et de telle châtiment ne s’accordent  pas dans le même Texte, mais la Tradition mentionnait, après deux siècles de son décès, la lapidation inopinée de deux personnes ?? Tout en s’appuyant sur un Hadith rapporté par Echafii dans son livre « Arrissalah » « Le message » dont le vrai écrivain ce fut  In Arrabii, son disciple.

Le Coran et le droit civil

Cependant, quelle aurait été l’action de celui qui prendrait sa femme en flagrant délai : la tuer, ce fut  hors de sa  portée, il serait condamné pour meurtre, chercher quatre témoins pour qu’elle soit fouettée, l’acte indécent aurait été fini ; à ce stade là, le Coran garde une issue ouverte celle d’échange de malédictions…et après, c’est le droit civil qui en est compétent. On déduit de tout cela que, le statut de l’homme est égal avec celui de la femme. Il n’a aucun droit sur elle.

D’ailleurs, la trahison conjugale ou la fornication sont un mal social que l’on ne peut pas éliminer catégoriquement. Il ne s’agit pas d’une cité parfaite, parce que les humains sont voués à leurs volontés de bâtir leurs cités en réponse à la croissance des  populations. La révélation, elle, révèle des « Directives », plus qu’elle en ordonne,  sous forme de suites géométriques décroissantes en ce qui concerne les punitions, et d’autres sous forme de suites géométriques croissantes englobant tous les actes de bienfaisance ; et bien entendu, le Coran laisse le soin à la raison d’appliquer le facteur constant ou raison convenable.

Toutefois, quelle remède le Coran décrète-t-il contre ce mal social qui échappe à la morale et s’oppose à  la volonté ?

1-Le Coran rappelle les gens de foi de ne pas faillir à la pudicité…c’est-à-dire, éviter tout comportement ou geste qui aurait été interprété comme une provocation à la fornication.

2-Le Coran appelle les gens aisés d’épouser les veuves ou les faire épouser, et leur propose d’épouser leurs sevantes  ( milk  al yamine), et leur exige d’aider leurs serviteurs dignes de confiance à se marier. Et cela n’a rien à voir avec la polygamie qui est le fruit des coutumes et de dépendance économique de la femme.

3-Le Coran contraint les gens de ne plus exposer leurs filles ainsi que leurs servantes à la fornication  pour tirer profit, et s’ils ne s’y soumettaient, DIEU lèvera toute responsabilité sur elles.

En résumé, le Coran introduit l’adultère dans la fornication, alors que la Tradition, depuis Echafii, les sépare dans le but d’ajouter aux «  coups de fouets » la lapidation??!

Encore,  le Coran trace-t- une ligne de partage, exclusivement, entre la fornication et l’inceste que toute l’humanité abolit sans exception, alors que l’adultère est inclus dans la fornication.

Le tabou sexuel dans le Coran

Etre chaste, c’est la Devise morale qui humanise  nos communautés, mais, ça ne veut pas dire de réprimander celui ou celle qui réclame son droit naturel, et négliger celle qui vient  se plaindre  de ce que son conjoint la priva du plaisir conjugal ( Sourate Al Moujadala, la Discution) au Prophète qui eut des difficultés pour trancher, alors, le Coran lui dicta de ce que celui qui jure de ne plus toucher sa femme ( c’était une habitude chez les Arabes) doit jeûner 60 jours ou nourrir 60 pauvres, châtiment  corporel épuisant, ou des dépenses énormes à ces époques où le Sahara n’était pas généreux.¨

Le Coran brisa les tabous tel que les relations sexuelles et ouvra des brèches d’où la communauté tribale aurait trouvé de nouvelles alternatives ; malheureusement, le Fikh ferma ces brèches qui mènent vers la liberté, et seuls les dominateurs qui eurent et ont le droit d’outrepasser ce fikh désuet au détriment de la justice manquée et par le fikh et par la domination.

Dans la prochaine recherche nous aborderons le statut du mariage de plaisir comme alternative à la fornication .                             

( 1 mai, 2016 )

L’Islam versus islam(s)

Sans doute le Musulman se croit être sur la voie de l’Islam. Et le non Musulman ne doute pas, de sa part, que les Musulmans pratiquent l’Islam ??

Cependant, est-il  vrai que la conduite des Musulmans répond aux préceptes coraniques ?

D’abord, il est  nécessaire de cerner le terme « Islam » en  se conférant, uniquement, au Livre sacré : le Coran, pour ne pas errer ; étant donnée que de multiples interprétations furent collées, à travers l’histoire, à l’Islam pour des raisons multiples : politiques,  confessionnalistes, ethniques, raciales (…) On dirait que l’on va dégager le terme des décombres d’il y a 14 siècles, depuis les Umayyades qui avaient constitué la 1ère dynastie ethnique, laquelle  spolia l’Etat de sa neutralité et reproduisit un nouvel islam fondé sur les conquêtes des tribus voisines, puis des Etats limitrophes et, ensuite, des communautés lointaines.

Ces conquêtes, n’étaient pas pour délivrer les opprimés, mais pour, ainsi l’indique le terme « conquêtes » lui-même, collecter le butin et dominer le chemin de commerce qui liait l’est à l’ouest ; ces coups d’épées assuraient  la suprématie de la race arabe vis à vis d’autres races  .En effet, cela se manifestait, d’abord, sur le plan politique en prenant Damas  nouvelle capitale du nouvel empire, au lieu de la Médine ville de Prophète, pour neutraliser toute menace ; puis lier des alliances avec les tribus qui avaient  la mainmise sur les allées  commerciales, quant à ceux qui se convertissaient à l’Islam, de plein gré ou malgré eux, se voyaient contraints de verser des impôts au lieu de se faire immuniser par l’Islam. Ce fut, donc, le butin, le principal mobile des Ummayyades, et les dynasties qui les succédèrent. Pire encore, toute la communauté musulmane, arabe ou non arabe, s’éclipsait derrière ces tribus ethniques, lesquelles affichaient le titre tribal sur la communauté musulmane : Ummayyades, Abbassides, Ottomans, Alaouites, Saoudites(…)

Cette brève introduction ne délivre pas totalement le terme Islam des images effroyables qui s’attachent à lui depuis longtemps, mais, au moins, elle nous astreint à poser de grandes questions, et de nous soumettre à l’auto critique, que nous essayons d’éviter parce que l’on a peur de soi-même, de son image historique incohérente avec l’Islam. L’histoire des Musulmans n’est pas l’Islam !

Islam signifie : paix, salut, tolérance, altruisme, tel est indiqué dans le Coran. D’ailleurs cette nomination , d’après la version coranique, c’est un qualificatif que Ibrahim (Abraham) attribua à ceux qui le croient et qui optent pour la tolérance, le salut et la paix : « Et luttez pour DIEU avec l’effort qu’IL mérite. C’est LUI qui vous a élus ; et ne  vous a imposé aucune gêne dans la Religion, celle de votre père Ibrahim, lequel vous a déjà nommé « musulmans » avant ce Livre et dans celui-ci… » (Le pèlerinage : Al Hajj, verset 78). Cela va nous amener, par la force des choses, à mettre en question, toute notre culture historique : jurisprudence en tête, le hadith (propos attribuées au prophète dont les supports  sont des narrateurs qui remontent aux Prophète, à condition qu’ils  se succèdent chronologiquement ?? Mais le texte est dicté par le dernier d’entre eux, d’un écart de 150 ans    du Prophète ??) Qu’il soit conforme aux préceptes coraniques, ou qu’il s’y oppose (c’est-à-dire que le Prophète,  soit qu’il ait  contredit le Coran,  soit qu’on avait procédé au mensonge pour légitimer des actes violents et indécents commis par les « khalifes »)

Statistiquement, le terme Islam est cité dans le Coran 97 fois sous plusieurs formes dérivationnelles : Islam, salam, salim, aslam (…) et ne désigne pas les «  rituels obligés » car ils ne concernent  que les gens de foi ,ceux qui croient cœur et âme à Mohamed le dernier maillon de la chaine des Prophètes, par ailleurs, l’on peut  inclure, sous l’égide de l’Islam, toutes les communautés-de croyances différentes- qui  optent pour la paix et le salut exigés  par DIEU, et personne, quelque soit son statut, prophète, compagnon, disciple, khalife n’a le droit de les exclure tant qu’ils ne perturbent pas  l’ordre de la communauté musulmane.

L’Islam est la Méthode la plus cohérente avec « ADDINE », celui-ci peut correspondre, sous réserve, au terme de Religion, étant donné qu’ADDINE est à DIEU, il est Véridique, et les religions sont des interprétations rapprochées ou éloignées d’ADDINE, lequel est cité 101 fois dans le Coran, pour éclairer les esprits qu’il s’agit de:

1-Croire en DIEU Créateur et Maitre de l’ici-bas et de l’au-delà, et croire au jour dernier.

2-Délivrer toute âme d’y croire par la force, à condition qu’elle effectue des actes bénéfiques, et pour elle et pour l’humanité.

3-Délivrer les gens de foi de réaliser des actes au-delà de leurs capacités physiques et morales.

4- Abdiquer les erreurs des ancêtres.

5- « DE » ce que, depuis Noé, les prophètes avaient pour tâche de libérer les  gens méprisables ; et les dix commandements représentent le squelette d’ADDINE, elles constituent la base élémentaire pour fonder une société juste.

6- Avant même de croire en DIEU, le Coran appelle à abnéguer toute divinité de l’ici-bas : astre, homme, statue, animal, doctrine, icône, (…), parce que rien, ni personne ne méritent le titre divin, autrement dit, on est au même pied d’égalité. Cette abnégation représente le marchepied de la FOI ; y accéder ou non, ça dépend  de la conviction de chacun de nous.

Suite à ce que nous venons d’évoquer, l’écart entre «  l’Islam de Coran et islam(s) de  hadith », de l’histoire, des doctrines, des sectes, des dynasties(…) est immense. En voici quelques contradictions :

-A titre d’exemple, le Coran attache la polygamie aux orphelins : « Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelins, il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas juste, alors une seule, ou celles qui sont sous vos mains. Cela, afin de ne  pas faire d’injustice, et pour pouvoir entretenir vos familles » (Les Femmes : An-nisâ, ver. 2) dans une société tribale, patriarcale, masculine, où « la symbiose » sociale fait défaut ; alors que la jurisprudence reproduit la polygamie de l’époque préislamique sans réserve. La polygamie est  un acte social, vu la dépendance économique de la femme dans des sociétés patriarchales, sinon, pourquoi le Coran demanderait-il au musulmans d’épouser les veuves, divorcées et les pauvres , si ce n’est pas pour des raisons purement sociales ?! : Pour la solidarité : « Mariez les veuves d’entre vous et les gens de bien de ceux qui sont sous vos mains, hommes et femmes. S’ils sont besogneux, DIEU les rendra riches par SA grâce. DIEU est immense et omniscient » (La lumière : An-nour, ver. 32).

-Deuxième exemple, on prétend que le Prophète détenaient les prisonniers des agresseurs Koraïchites et  des tribus alliées,  de la Médine (Cité, si l’on veut)  et les décapitait, puis épousait leurs femmes, alors que le Coran lui interdisait et interdit de détenir des prisonniers, et lui imposait de les libérer ou d’obtenir, en contre partie, une rançon uniquement de ceux qui sont riches : « Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru (agresseurs) frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement.  Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre  dépose ses fardeaux… » (Muhammad, ver. 4). Et ce fut la plus grande source d’esclava-gisme- que le Coran assécha, mais (…) ??    

-Troisième exemple, on prétend que le Prophète lapidait les fornicateurs, alors qu’il s’agissait d’une peine juive, héritée des romains, puis, la communauté juive l’a amortie au fustigation corporelle tout court, sans déterminer les circonstances de l’acte, tandis que le Coran cible ceux qui exhibent leurs nudités, à l’instar des professionnels pornographes de notre époque, mais espionner un homme et une femme pour les prendre en flagrant délai est interdit : «O, gens de foi ! Evitez de trop conjecturer (sur autrui) car une partie de conjecture est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns les autres… » (AlHujurat ; les appartements, ver .12) ; ou déshonorer une femme immunisée sans être accompagné de 4 témoins doit entraîner une fustigation sévère au dépravé ; or, celui qui accuse sa femme ,  ou qu’il la trouve en flagrant délai – son accusation est rejetée sans avoir quatre témoins- doit  jurer 4 fois qu’il a raison, quant à la 5è fois,  s’il s’avère qu’il ment DIEU le  déclarera maudit ; de sa part, l’accusée, elle, est censée jurer 4 fois qu’il ment, ou elle sera maudite à la 5è fois qu’elle jure s’il s’avère qu’il ne ment pas, car, entre conjoints, la confiance transcende toute autre considération. Après l’échange de malédiction,  le Coran clôture la question de l’acte adultère sans donner de suite, autrement dit, la question de la fornication est soumise au droit civil d’en décider. A noter que le Prophète, de son vivant, n’avait jamais fustigé, alors que la Tradition enregistre qu’il avait lapidé deux personnes, et comment la conscience collective aurait oublié un tel événement, qui provenait d’une seule voie ?? On peut conclure ce qui suit : soit que la fustigation était monnaies courante, et que l’on avait pas besoin de la transcrire, et cela s’oppose à la Tradition qui insiste sur qu’elle transcrive le moindre détail d’ « actes et propos » du Prophète dans les hadiths, soit que la lapidation fut l’un des plus graves mensonges rapportés dans la Tradition !!       

-Quatrième exemple, le statut de la femme fait un grand écho, puisqu’elle vivait et vit encore sous l’ombre de l’homme mâle : son apparence vestimentaire, son statut social, son droit d’occuper un poste vital dans l’Etat, sa part d’héritage (…) on dirait que la situation de la femme est fermement définie, mais en dehors du Coran. Rappelons le que, tel était son statut dans toutes les civilisations précédentes, voire pire, ainsi qu’au moyen âge. Et la seule, voire l’unique période au elle s’émancipa réellement, sans spéculer, ce fut à l’époque de Prophète. Comment cela ?

Effectivement, ça va paraitre bizarre de dire que les études qui ont abordé de tels sujets, ne ce sont jamais délivrés de la Tradition historique, qui influence le Texte révélé lui- même, tandis que l’on peut s’attaquer à Lui uniquement, avec un esprit critique mais vide d’idées préalables. Cela exige une étude à part, mais nous nous contenterons de citer quelques éclaircissements.

1-Lorsqu’on se pose la question si la femme aurait l’occasion d’accéder au Pouvoir un jour, on fait appel à un hadith de la Tradition dont le support historique qui le lie au Prophète est fragile, voire le contenu lui même : « toute communauté se fait commandée par une femme, déclinera », d’un côté ; et de l’autre côté, ce hadith contredit carrément le Coran qui, primo, fait l’éloge à des femmes spécifiques et courageuses à leurs époques, et la reine de  Sébaa (le Yémen actuel) parmi elles, sa sagesse, son charisme, son courage, son intelligence. Et, bien sûr, il n’y a aucun verset qui interdise l’accès de la femme au Pouvoir, sauf la compétence qui est valorisée ; secundo, toute une génération de femmes avait gagnée son indépendance, du faite que ces femmes avaient imposé leur force de caractère au vivant du Prophète : d’abord, elles lui prêtaient, personnellement, l’allégeance après avoir effectuées l’exode, pour qu’elles respectent les préceptes coraniques ; puis, la lui prêtaient une 2è fois, côte à côte avec les hommes, pour attaquer les Koraïchites, qui avaient détenu l’ambassadeur que le Prophète leur avaient envoyé pour une trêve pendant le pèlerinage, quant aux héroïnes prodigieuses elles furent nombreuses .Encore, dois-je ajouter que la femme se libéra de l’angoisse du mâle, et se plaigna au Prophète de ce que son époux la privait de son droit naturel et intime : « DIEU a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux(…) Ceux d’entre vous qui répudient leurs femme, en déclarant qu’elles sont pour eux comme le dos de leurs mères… alors qu’elles ne sont nullement leurs mères(…) » (Al-mujadalah : La discussion, ver.1 et 2). 

 Cependant, on n’a pas besoin d’énumérer les dégénérés,   parmi les chefs d’Etats, qui avaient entrainé leurs peuples au déclin par caprice, durant  six mille ans ; et, alors que 90% de femmes qui avaient accédé, accidentellement, au Pouvoir, étaient en mesure de responsabilité(…) Certes, à une époque où la force musculaire  prédominait, la femme se voyait incapable de gagner la compétition, mais par manque d’assiduité, on inflige au Coran de telles infamies en se conférant au hadith précité qu’on ne doit pas comparer au Coran, son seul support est qu’on a fait dire au Prophète ce qu’il ne doit pas dire parce qu’il  s’y oppose !

2-Son comportement vestimentaire représente un obstacle sérieux et pour la Musulmane et la non Musulmane : la 1ère le porte de peur qu’elle désobéisse au Coran, la 2ème voit qu’il s’agit d’une chosification de la femme, alors qu’on prétend que c’est le Coran  qui délimite son comportement vestimentaire : cacher les cheveux, mettre des chaussettes, des gants, voire même cacher le visage, mettre des ailles ?? Alors qu’au 7è siècle après Jésus, de tels accessoires n’existaient pas : pas de gants, pas de chaussettes, pas de caleçons, pas de soutiens-gorge !? Toutefois, le Coran qui nous confère au cadre historique, cite trois  verstes, pour déterminer le paraitre vestimentaire de la femme, dont l’un d’eux s’adresse catégoriquement aux femmes du Prophète de ce qu’elles ne  doivent pas se balader hors de leurs foyers sans raison extrême : « O femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes afin que celui dont le cœur est malade (hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. Restez au foyer et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam ( Jahiliyah)… » ( Al-ahzab : les coalisés, ver. 31-32)   ; les deux autres versets donnent un aspect général de son comportement vestimentaire lié à deux événements historiques qui réorganisèrent le cadre social de la Médine.

a-Après la bataille d’Uhude tout près de la Médine, les Musulmans reçurent un revers sévère des mécréants Koraïchites, et devinrent fragiles vu les pertes humaines, en particuliers des hommes, ce qui  stimula certains tribus voisines, y compris la communauté juive, à nuire aux femmes veuves, et même aux femmes du Prophète en disant qu’ils les épouseraient après sa mort, cela va de soit, le Coran doit mettre fin à cette mascarade, pour qu’il n’y ait pas de répercutions  néfastes au sein de la Médine . En effet, il appelle les  femmes du Prophète, ses fille, les femmes de la communauté musulmane, d’étendre leurs habits au dessous de leurs jambes et de se camoufler lorsqu’elles se heurtent aux hommes malveillants, pour ne pas  se faire agresser par les injures, ou corporellement : « O prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des hommes de foi, d’étendre (cacher les parties sensibles du corps) sur elles leurs habits : elles ne seront pas reconnues et éviteront d’être offensées. DIEU est Pardonneur et Miséricordieux. » ( Al-ahzab :  les coalisés,ver.59).

b-Deuxième événement survient lorsque les femmes d’Exode et femmes veuves furent exposées aux diffamations, et qu’elles n’étaient prises en charge que par les hommes médinois, qui, par habitude, et sans avis préalables, pénétraient leurs huttes  pour leur offrir ce dont elles avaient besoin. Cependant, les médisances se déroulèrent de bouche à oreille, soit par les gens de foi eux même, soit par les hypocrites, qu’il y « avait »   une relation indécente entre ces hommes de bienfaisance, et ces femmes qui avaient besoin de charité : cet incident fut qualifié par le IFK (accusation d’adultère sans preuve). La sourate d’An-nour (La lumière) expose, entre autres, cet incident qu’elle qualifie de grave. Et sans trop détaillé, la sourate appelle les hommes de foi ainsi que les femmes de s’attacher à la pudeur, et par la même occasion, elle exige aux femmes de couvrir leurs seins, pourquoi ? Là, nous reviendrons sur nos pas pour rappeler, que  le contexte historique est un facteur élémentaire pour saisir les faits, car, à cette époque, la femme ne portait ni soutiens-gorge, ni débardeur, ni  caleçons, sauf le bout de tissu externe qui couvrait tout son corps, et s’elle se courbait, ses seins se manifestaient, par conséquent, le verset suivant lui fait signe de couvrir sa poitrine, pour faire rater aux hypocrite, et même aux hommes de foi  l’occasion de la taquiner : «Dis aux hommes de foi de baisser leurs regards et de garder leur chasteté(…) Et dis aux femmes de foi de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs autours que ce qui en parait et qu’elles rabattent leur voiles sur leurs poitrines(…) »( An-nour : la lumière, ver.30-31).  

3-Sa part d’héritage comparée à celle de l’homme ne constitue que la moitié. Doit-on modifier le Texte coranique ou l’accepter tel qu’il ?

En réalité, ni l’un, ni l’autre, l’héritage est en rapport avec le pouvoir financier, et proches de défunt qui très pauvres , d’un côté, et de l’autre, il brise une culture qui existe jusqu’aux nos jours, laquelle valorise le mâle en défaveur de la femme ; et bien entendu, il inaugure une nouvelle ère d’indépendance financière féminine.

Jadis, le mâle était la seule source financière de la famille, de la tribu, voire de toute la communauté. De son côté, la femme s’occupait du foyer, de la  progéniture, de son homme. La répartition de taches de telle manière, à cette époque et les époques qui suivirent était normale, ce verset l’affirme : « Les hommes sont  plus coriaces que les femmes, en raison des faveurs que DIEU accorde  à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font leurs biens… » ( An-nisa : Les femmes, ver. 34) ; cela donne le mérite à l’homme de s’attribuer les biens des parents à lui seul à l’époque préislamique, or, le Coran arrache une grande partie de cet héritage en faveur de la femme, il entame  UNE 1ère démarche qui entraînerait d’autres réformes ; sinon, doit-on comprendre que l’héritage n’est pas extensible ? Nous aurions tort de le dire, car, le Coran lui-même répète 3 fois tout au long du verset 12 de la Sourate (An-nisa : Les femmes), de retirer de l’héritage un legs à titre particulier – sans définir le bénéficiaire- ou un crédit que le défunt n’aurait pas honoré de son vivant, cela veut dire qu’il peut, avant de mourir, offrir quelque chose de plus à l’un des héritiers qui en ont besoin bien qu’il ait le droit d’hériter,voire, le verset suivant, fait de cette extension une prescription, c’est-à-dire un devoir: » on vous a prescrit, quand la mort est proche de l’un de vous et s’il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses père et mère et de ses proches. C’est devoir pour les pieux » ( La Vache: Al bakara, verset 180), sachant bien que les parents sont des héritiers légitimes, et sans obnubiler cette loi coranique par la tradition, nous disons, fermement, que la part d’héritage est modifiable, sans préciser le pourcentage .

 Aujourd’hui, où la femme contribue au financement conjugale et familiale, voire même elle prend en charge ses parents, l’héritage aurait besoin de calculs minutieux selon l’apport financier de chacun, et son état matériel. La jurisprudence classique n’est pas assez compétente pour réaliser cela, on a besoin d’un esprit mathématique !!

En résumé, je me limite à ces cas de figure, et rapporter d’autre questions telles que l’esclavagisme, la relation conjugale, la relation entre la Religion(ADDINE) et les sciences, le Coran et les Livres qui le précèdent (…), mais je dois signaler que le Coran entame une nouvelle ère où l’humanité ne fut pas au rendez-vous, et avait raté plusieurs siècles du progrès – l’ethnie arabe en assume la plus grande responsabilité- ainsi que le Coran n’est jamais fermé sur lui-même, il  transcrit les éléments de base pour que l’on se libére de soi-même, et chacun de nous peut les interpréter selon son cadre socioculturel sans gêner la (ou) les communautés voisines. Reste à signaler que la Raison arabo-musulmane ne s’émancipera que lorsque le Coran ce serait émancipé.

 

Mohamed Berrada

fberradamohamed@yahoo.fr

( 20 mars, 2016 )

la Création ou l’Evolution

La Raison est tiraillée entre le principe de la Création et celui de l’Evolution. Ils représentent  deux tendances dichotomiques qui  « ne doivent pas » s’unifier.  Cela revient, évidemment, à l’hégémonie, par alternance, exercée à une époque par les adeptes de la Création sous l’égide de la religion durant 20 siècles au moins, dont les textes révélés furent interprétés exclusivement par les hommes des religions ou prêtres ; qui parlent au nom du Dieu, sans qu’ils se rendent compte de ce qu’ils ne suivent  pas le progrès matériel. On est face à un retard de la Raison religieuse : elle est  statique vis à vis du progrès ; mais les tendances matérialistes – en particulier polythéistes, qui adoraient les pierres, les astres, les animaux ainsi que des hommes légendaires ; bref ; ils déifiaient la matière ou matérialisaient la divinité- avaient fait coulé, avant la triomphe des hommes de Livres, des fleuves de sangs d’êtres méprisables qui se convertissaient soient au judaïsme ; au christianisme et en islam- avec la particularité de ce que les musulmans avaient subi 13 années de torture et 10 autres années de lutte contre leurs bourreaux seulement-  ainsi, ces bains de sangs avaient marqué l’inconscience collective par des plaies profondes, qui furent traduites par des vengeances effroyables contre les gens qui contestaient les interprétations fausses des Textes révélés, fausses parce qu’ils ne doivent pas et ne peuvent pas transcender le plafond intellectuel de leurs époques : la connaissance veut dire connaitre ce qu’on ne connait pas !

Bien entendu, l’homme de religion «  omniscient » n’admet pas qu’on le dépasse, et relègue se dépassement au piétinement du droit divin !? Bref, il défend son statut d’intermédiaire  entre le ciel et l’ici bas par le rejet de toute interprétation  « hérétique » du Texte sacré, alors que le  « A » religieux s’en  moque tout simplement. Il s’agit  d’une compétition sur le statut de connaisseur. Par une vision  dénigrante, la tendance matérialiste, se voit suivre la voie empirico-matérialiste, rejette toute approche avec la raison religieuse ouverte??

L’évolution est une interprétation de la Création

Initialement, le principe de la Création demeure ouvert dans le Texte coranique, et ne réfute pas toute proposition adéquate et évolutive ; certes, le Coran relègue toute chose à DIEU, mais il ne définit pas comment cela est concrétisé : est-ce par miracle ? Le miracle est soumis aux Lois aussi, ou, plutôt, le miracle est une anticipation dans le temps, qui ne concerne que ceux qui en étaient témoins, quant à moi, je crois au Texte coranique, étant  l’unique Texte révélé dont LE Locuteur c’est DIEU et le principal interlocuteur  c’est Mohamed et  – avec le plus grand respect aux Textes antérieurs, qui étaient sujets à des modifications surajoutées par le rabbins et autres, mais les Textes authentiques proviennent de la même source que le Coran : de DIEU -  ainsi que tout critique quel que  soit  sa croyance peut distinguer cette différence.

Mohamed n’était pas schizophrène avec une double personnalité qui agissent par alternance. En gros, les prophètes ne sont pas sujets à la critique, à tort et à travers, étant donné que la Révélation s’en est chargée : à titre d’exemple, la conduite de Mohamed est entièrement  exposée dans  le Coran qui ne cesse pas de lui reprocher ses réactions,  parfois, «  hâtives » vis-à-vis des mécréants, des injustes, des hypocrites ou même  vis-à-vis de ses compagnons, la Révélation n’anticipe jamais sur la Raison, elle lui lègue toute sa liberté pour décider et agir , puis intervient en vue de corroborer ou corriger l’acte entrepris. Cela dit, le Coran  nous informe sur des événements extraordinaires que même le Prophète Mohamed n’en était pas témoin, des événements en commun avec les Textes bibliques et d’autres qui ne sont dévoilés que dans  le Coran.

Après cette digression,  le Coran faisant abstraction de non définition  du principe de la Création doit nous ramener  à disjoindre les termes qui, parait-il, s’y confondent .Notons, d’abord, que le verbe « créer » signifie :

1- donner quelque chose du néant

2-donner l’existence à quelque chose qui n’existait pas encore, «éventuellement à partir d’autres éléments

3- fonder, instituer, élire

4- produire, faire naître, susciter, 5- imaginer, inventer

5- (fig) faire subir, donner, provoquer (…)

Le champs sémantique du  verbe « créer » est si large qu’il est difficile de le cerner au milieu d’une bergerie. On est astreint  d’indiquer, au fur et à mesure, le champ où est utilisé le verbe « créer » pour éviter toute confusion, à moins, et faute d’expression, qu’on veuille emprunter le sens d’un  champ et l’attribuer à un autre, pour mieux expliciter une conception.

     Ainsi, seul le sens( 1) que s’attribut le champ religieux, quant aux significations restantes sont des termes à usage commun entre la religion, la philosophie et ce qui en découle – sciences humaines y compris- les sciences  physique, naturelles, mathématiques(…)  ; mais que veut dire : donner quelque chose du néant ? Tandis que le terme « néant » ne se dévoile pas entièrement, non pas, uniquement, au niveau linguistique, mais aussi, sur le plan épistémologique. En effet, le terme « néant » nous envoie au temps « 0 » au il n’y avait rien, ou plutôt, devant le mur infranchissable jusqu’aux nos jours : le mur de Planck au toute la physique moderne s’effondre, et ce qu’on dit par delà ne sont  que de « simples spéculations » ; or le terme « vide », pour éviter toute confusion, ne renvoie pas au sens désiré : néant, parce qu’il désigne une partie dans l’espace qui ne contient absolument rien, mais elle n’est pas dépourvue d’énergie.

Le Coran (j’insiste  sur ce Texte en particulier vu ma large et  profonde connaissance de ses versets) propose DIEU en qualité de CREATEUR de l’EXISTENCE sans mentionner comment. Et bien sûr, tout au long de l’histoire, l’imagination s’ingéniait, sans répit, à dicter des scénarios aussi divergents qu’impossibles à saisir, puis, acquièrent le statut de croyances  qu’on ne peut pas vérifier. Et, tout ce qui n’est pas vérifiable ne relève pas du domaine des sciences, ainsi, elles « transcendent » toute révision, et cela contribue à la dissidence des communautés, des races, des genres, des cultures pour participer à la compétition qui sélectionne, injustement, la, présumée, meilleure  religion, de la race élue, des lieux supposés  saints.

Le terme « néant » c’ est le champ qui nous sépare de la Vérité absolue, et la Raison, laquelle s’interfère avec l’espace, que ce soit d’une manière virtuelle : mathématique, ou expérimentale : physique- ne parvient pas à saisir le « néant » dépourvu de l’ espace-temps , or, pour l’y inclure on doit postuler que «  ses dimensions » sont  plus petites que ce dernier, ce qui n’est  pas  conforme avec « sa nature », une nature indéfinissable, et peut-être impossible à définir.

La Raison et son antithèse  ou la Raison contraire

D’ailleurs, le Texte coranique n’attache pas une très grande importance à cette terminologie qui est, à vrai dire, le produit de la Raison, celle-ci entre en conflit avec elle-même en s’accusant, tantôt par l’hérésie, tantôt, par l’apostasie, sans chercher un terrain d’entente sur lequel on peut se débattre sans discrimination, ce conflit est le résidu de la Raison unidimensionnelle, sachant que le Coran insiste sur la Création accompagnée par ce fameux « comment », qui insinue que l’existence doit subir des transformations ou passer par des phase qui se succèdent, parce que chaque phase prescrit les bords d’une évolution pour en  entamer une autre : en ce sens, l’Evolution est une méthode parmi d’autres  de la Création que l’Homme a découverte, mais ce n’est pas la Méthode complète grâce à laquelle on peut tout expliquer, les mathématiques n’arrêtent pas de s’amplifier, l’astrophysique ouvre de nouveaux horizons macro et microscopiques, la biologie est entrain de trouver des points de rencontre avec la chimie et la physique, les sciences humaines sont un peu en retard parce qu’ elles sont ralenties  par le caprice humain, mais elles avancent à des pas lourds ; la métaphysique seule qui n’arrive pas à se débarrasser de son lourd héritage, étant donnée qu’elle ne révise pas ses idées présumées universelles en vue de leur attribuer une conception admissible.

La Religion, elle( avec R  majuscule), (telle qu’elle est explicitée dans le Coran) sans en faire une propagande,  appelle à donner sens à l’existence en la rattachant à  DIEU, CREATEUR,  et  nous invite à comprendre comment cela est réalisée,  ou plutôt faire tourner la pendule en arrière, car les secrets de l’existence résident dans le passé, dont les fossiles  désignent  adéquatement  la chronologie des événements spatiotemporelle ;  quant  aux interprétations des Textes révélés  sont le fait de la Raison tout court, alors que l’homme de religion est prédisposé à cohabiter avec les plus grandes découvertes scientifiques sans qu’il soit repoussé tant qu’il n’implique pas le Texte par de fausses interprétations dans les recherches expérimentales . Et bien évidemment, le Coran ne contraint pas la Raison à connaitre la Vraie Nature de Dieu, et tout ce que qu’on en dit n’est qu’une simple tautologie. Encore faut-il ajouter que la plus grande déférence entre la métaphysique et la Religion, est que cette dernière n’impose pas un scénario extraordinaire à la Raison, laquelle est censée renouveler ses principes, postulas, données lorsque ceux-ci s’épuisent.

Effectivement, l’évolution est un processus de trasformation « progressive » et lente, c’est-à-dire un changement de forme qui atteint tous les aspects physiques, y compris les formes biologiques, terrain de mésentente- cauteleuse ou naïve- entre l’esprit religieux et non religieux. Bien entendu, l’énergie se transforme en matière après avoir parcouru un long processus et devient de plus en plus lourde. Le secret de la vie n’est pas encore dévoilé, tout ce qu’on en dit n’est que des anticipations hâtives ou  des propos vides de sens, on n’est pas certain s’elle  provient d’ailleurs ou fleurit tout près de nous. On est au début du chemin.

Toutefois, le principe de l’évolution,  ne grimpe  pas  toujours vers le haut,  pour la matière, elle s’incline vers le bas, mais l’intelligence connait un saut exponentiel cernée dans un corps aussi fragile que le notre : sachant qu’elle réduit  l’énergie à la matière ,  la grande température du fond diffus cosmologique se refroidit pour atteindre à ce jour( -273 degrés), elle passe de l’agglomération au désintégration, de l’ordre au désordre comme l’indique la formule  d’entropie de Boltzmann(…) Mais de l’autre côté, l’homme approfondie sa connaissance de l’univers et de l’existence, pas forcement les secrets primordiaux de l’existence, faute de notre inadaptabilité biologique et spirituelle pour la saisir- et ça reste à prouver sans équivoque- mais actuellement, nous nous contentons des résultats obtenus, pour conclure que l’évolution parcourt deux voix contradictoires, et cela laisse croire que nous – le humains- sommes, peut-être venus à la dernière scène de l’existence – simple supposition- ce qui nous astreint à voir au passé lointain pour comprendre le présent  du monde physique, qui partage avec la métaphysique des questions suspendus jusqu’aux nos jours tel que la causalité ou la problématique de Hume, l’espace, le temps, l’étincelle de la vie, le néant (…)

Ces orientations antipodes de l’évolution nous amènent à réfléchir sur notre essence, est-ce vrai que cette incohérence  nous submerge dans le chaos ? A cette question, il n’y a que deux réponses antipodes aussi : croire à la divinité telle qu’elle est mentionnée dans le Coran – sans recourir aux exégèses  qui reproduisent les mythologies en leur donnant un aspect de divinité- ou ne pas recourir  à tout ce qui n’est pas physique, et laisser toutes les portes de dialogue ouvertes, sinon, nos croyances et champs d’activités intellectuelles vont constituer un obstacle épistémologique sûr, et rejette toute entente.

Cet article est dédié au grand penseur et archéologue de la connaissance, le défunt,  George Tarabichi.

Mohamed Berrada

fberradamohamed@yahoo.fr

   

 

 

 

 

( 4 avril, 2015 )

liberté de croyance dans le Coran

DIEU révèle sa Parole pure et intacte pour élever  l’Homme au rôle de Responsable, mais les humains, lorsqu’ils pratiquent la religiosité laissent leurs traces sur la Révélation, laquelle se démarque par sa pureté de toute pratique religieuse humaine, puis, ils imposent une sorte de culte et pratiques véhiculés par les prêtres.  Et c’est évident que les jurisprudences et leurs doctrines qui en découlent, s’écartent  du Texte révélé, parce qu’elles sont influencées  par le cadre socioculturel et politique qui supposent une terminologie aussi bien loin qu’étrange de la Révélation.

A ce sujet, nous abordons la question des « mécréants » et leurs statut  dans l’Islam (avec I au majuscule), par le faite de savoir si on a le droit de croire, puis renier ce qu’on vient de croire ou non. Si c’est oui, qui assure-t-il cette liberté ? Et pourquoi l’assure-t-il ?

Evidemment, l’Homme est né libre, et bien qu’il ne jouisse pas de sa liberté réellement, il est né avec un sentiment inhérent, qui constitue une partie de son Esprit ( y compris la Raison) qu’il est libre de penser, de croire, de  bouger, de douter, d’apprendre et d’agir, mais , la communauté restreint le champ de «  la » liberté en imposant des règles sévères sous forme de tabous indiscutables et injustifiables.

Manifestement, la privation de l’Esprit de sa liberté, le réduit à un esclave aliéné à un pouvoir dominant , appuyé par des prêtres démunis de toute perspicacité – dans toutes les Religions- en s’appropriant le droit de parler au non de DIEU, et de véhiculer leurs exclusives  interprétations des Textes révélés.

Cependant, le CORAN, Livre sacré des musulmans, assure-il la liberté d’apostasie ou non ?

Assurément, le CORAN – Parole de DIEU- confirme que l’Homme est libre de croire en DIEU Unique – Créateur de l’existence- ou de renier sa croyance. Cela se manifeste dans ses préceptes qui proposent aux polythéistes un dialogue rationnel et logique, dans le but d’appuyer cette liberté octroyée par DIEU – Maitre et Clément-  qui n’impose aucun  jugement ou condamnation terrestre  aux apostats, car tout jugement est reporté au Jour de Jugement dernier, ce verset le confirme : « Et dis (la vérité émane de votre Seigneur) quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroit. Nous avons préparé aux injustes un Feu dont les flammes les cernent… » (La caverne : al kahf 29) ; voire, Il expose leurs propos qui dénigrent le SOI DIVIN : « DIEU est pauvre, et nous sommes riches » (la famille d’Imran : al Imran, verset 181), ou encore : « la main de DIEU est fermées » (la table : al ma ida, verset 64).

Ce sont des versets que le musulman lit – ou censé lire- quotidiennement et font partie de culte coranique sans éprouver de honte, pour conclure, par la raison, que : souiller le SOI DIVIN, ou tisser des mensonges de par tout, n’autorise à qui que ce soit d’être le bourreau, car c’est à LUI(DIEU) Seul le droit de qualifier les incroyants par renégats ou mécréants, et le droit exclusif de répondre à leurs mensonges, autrement dit , IL prend SA défense LUI-MÊME, contre toutes les catégories humaines, à savoir qu’IL rejette chaque accusation par une réponse correspondante : « ce sont certes des mécréants ceux qui disent :(En vérité, DIEU c’est le Messie, fils de Marie) alors que le Messie a dit :(O enfants d’Israël , adorez DIEU, mon Seigneur et votre Seigneur… » (La table : al ma ida verset73). Il s’agit d’un jugement particulier duquel ne découle pas de suite ; ainsi qu’IL ne donne pas le droit à qui que ce soit de juger ceux qui ne partagent pas avec lui sa croyance, pour les  injurier ou les qualifier de renégats, au contraire, il est de devoir des hommes de foi d’entamer un dialogue sage, ou citer des exhortations avec leurs contemporains, puis rapporter tout jugement au Grand Jour.

Chose dite,  chose faite, le Messager ultime -prière et salut soient sur lui- ne viola jamais la déontologie du Coran, qui dit : « Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites :(Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre DIEU et votre DIEU est le même, et c’est à LUI que nous nous soumettrons » ( : L’araignée : al ankabut46). Il se soumettait, ainsi, au dialogue le plus doux sans incriminer  les incroyants sauf les injustes avec qui il rompait tout dialogue pour ne pas  les amener  à injurier DIEU : « N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors de DIEU, car par agressivité, ils injurieraient DIEU, dans leur ignorance… » (Les bestiaux : al an’am108). Ainsi, les versets suivants : « Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloignes-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si Diable te fait oublier, alors dès que tu te rappelles, ne restes pas avec les injustes. Il n’incombe nullement à ceux qui sont  pieux de rendre compte pour ces gens là. Mais c’est à titre de rappel. Peut-être craindront-ils (DIEU) » (Les bestiaux : al an’am68-69), ils insistent  sur ce  que les musulmans de foi, et les gens du Livre doivent lutter, côte à côte, contre les chauvinistes incroyants ; et c’est la raison pour laquelle le verset suivant cite : « et quand ils entendent des futilités, ils s’en détournent et disent :( A nous nos actions, et à vous les vôtres. Nous ne cherchons pas les ignorants » (le récit : al kassas55).

D’emblée, le musulman ne doit pas citer pendant tout dialogue, les versets qui rappellent que les gens du Livre auraient conceptualisé que  Jésus soit fils de DIEU, ou que les juifs soient les fils bien aimés de DIEU, d’abord, ce sont des versets descriptifs des croyances antécédentes, secundo, ce sont le fruit d’exégèses que les prêtres auraient supposés pour leurs Livres ; qui n’ont pas eu leur part de révision, tel est le cas pour toutes les religions, ainsi que toutes les idéologies. Puis, ces versets descriptifs font partie du Texte Divin qui repousse les infamies collées au SOI DIVIN ! Et c’est à LUI Seul de dire cela ; quant aux musulmans, ils doivent se contenter de lire ses versets pendant leurs prières, pour la seule raison de ne pas commettre l’erreur des gens du Livre.

Toutefois, DIEU ne fait pas de discrimination entre ses créatures, IL n’appartient  pas à un clan contre le reste des humains, étant donné qu’IL transcende l’espace et le temps et que rien ne LUI ressemble, IL met ses créatures sur le même pied d’égalité, ainsi, IL donne une nouvelle version sur  Jésus : « Voilà ce que Nous récitons des versets de la révélation précise. Pour DIEU, Jésus est comme Adam qu’IL créa de poussière, puis, IL lui dit :(soit) : et il fut  »  (La famille d’Imran : al imran58-59-60) ; et quelle aurait été la position du Prophète Mohamed vis à vis des gens du Livre ? Le verset qui succède les trois dernières de la même sourate lui ordonne de ne pas répliquer ou contester. A ce stade là, s’arrête le rôle de Prophète après avoir cité la nature de Jésus, sans les qualifier par incroyants ou renégats, sauf invitation des deux clans de se maudire, c’est-à-dire que le menteur soit maudit le Jour du Jugement dernier, uniquement par DIEU : « A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informé, tu n’a qu’à dire :( venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons  exécration réciproque en appelant la malédiction de DIEU sur les menteurs »(La famille d’Imran :al imran61).

Une fois encore, le Coran ordonne au Prophète par l’impératif « dis » d’entamer un dialogue sans injure ou insulte dans l’espoir de  se mettre d’accord sur le MOT COMMUN au lieu de se prendre les uns les autres des  seigneurs(en dehors de DIEU : « Dis : (ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions que DIEU, sans rien lui associer, et que nous nous ne prenions point les uns les autres  pour seigneurs en dehors de DIEU). Puis, s’ils tournent le dos, dites :( soyez témoins que nous, nous sommes soumis) » (La famille d’Imran : al Imran 64) ; et en cas de refus, ni le Prophète , ni ses compagnons, ni les fidèles qui se succèderont, n’ont pas le droit de parler au nom de DIEU et coller l’hérésie ou l’apostasie aux gens du Livre, chacun de nous parle en son nom, sans piétiner le droit Divin qui prend SA plaidoirie LUI-MEME : « Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : ( En vérité DIEU c’est le troisième de trois) alors qu’il n’ya de divinité qu’UNE  Unique ! Et s’ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d’entre eux » (La table : al ma’ ida 72), mais aussi, IL repère deux catégorie des gens du Livre : «Mais, ils ne sont pas tous pareils. Il est parmi les gens du Livre une communauté droite qui, aux heures de nuit, récitent les versets de DIEU en se prosternant. Ils croient en DIEU et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes œuvres. Ceux-là parmi les gens de bien » (La famille d’Imran : al imr’an113-114), puis, de noter que DIEU : « IL connait la trahison des yeux, tout ce que les poitrines (intentions) cachent » (le pardonneur : gafîr40). Cela nous amène à conclure que personne ne doit se surestimer  qu’elle est de bonne foi, ou sous-estimer autrui qu’elle est de mauvaise foi. Nous sommes astreint de nous plier devant les paroles qu’IL  adresse  aux israélites ( dans le Coran) : « d’avoir de bonnes paroles avec les  gens » (La vache :al bakara83) ; autrement dit, le Coran trace de très beaux scénarios de dialogues fondés sur la maitrise de soi et le contrôle des émotions : «Et qui profère de belles paroles que celui qui appelle DIEU, fait œuvre et dit :(Je suis nombre des Musulmans. La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousses (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux » (Les versets détaillés : fussilate33-34).

D’ailleurs, le Prophète qualifie les opposants Koraïchites par : « Dis : ô mécréants » dans la Sourate (Les mécréants : al kafiroun1) parce qu’ils se ventaient de l’être et s’était un  honneur pour eux d’être qualifiés par « mécréants et renégats », tandis qu’ils accusaient le Prophète par toutes les infamies possibles, tantôt menteur et fou, tantôt magicien, ainsi qu’ils considéraient ses fidèles de criminels et égarés de la communauté. C’est pour cette raison que « ô mécréants » ne les dénigraient pas et plus encore, la fin de la Sourate s’achève par : « vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore. A vous votre religion, et à moi ma religion »(Les mécréants : al kafiroun5-6)  qui impose la liberté de croyance au vivant du Prophète et après lui, et tout ceux qui violent cette réalité s’opposent aux préceptes  Coraniques, alors que le musulman doit respecter par le maintien –avec ces coriaces- d’un dialogue paisible, sauf  le verset qui suit met le Prophète et ses fidèles à terme d’égalité avec les incroyants : « nous et vous sommes sur la bonne voix ou sur l’erreur incontournable », et plus loin encore, le verset suivant attribue l’acte criminel au Prophète, et l’acte tout court aux incroyants : « vous ne serez pas interrogés sur les crimes que nous avons commis, et nous ne serons pas interrogés sur ce que vous faites» (Saba : saba’e25) c’est-à-dire, il ne leur confisque pas la bonté. Tout est rapporté au dernier JOUR.

En résumé, il ne faisait pas de ressort du Prophète d’accuser qui que ce soit, en son vivant,  par des qualités telle que : mécréants, renégats, apostats. Et si, après lui, quelqu’un s’en écarte, il se donne la valeur que le Prophète ne s’en eut jamais attribuée.

mohamed Berrada

fberradamohamed@yahoo.fr

( 8 avril, 2014 )

Traduction du Coran en latin et l’Humanisme européen

 

 Traduction du Coran  en latin et l’Humanisme européenEl jabiri dit : « Dans la pensée arabe contemporaine, un courant libéral modernisé se présente comme l’ « opposé », ou, au moins, comme l’ « alternative » du courant « salafiste »,qui repose sur le passé comme « référence sacrée », pendant que ce courant modernisé adopte les succès de la pensée mondiale qui est référencée à la pensée européenne(…)

Au début, la modernité européenne se serait inspirée d’un modèle déjà existant pour inaugurer la Réforme et la Renaissance, mais,  l’Européen contemporain renie la succession des civilisations  voisines, pour dire que la Réforme prend son essor en se rattachant  à l’ancêtre greco-romain  qui valorise l’ « Homme » ?!

Certes, on aurait admis, à contre cœur, l’existence d’un pont civilisationnel arabe intitulé « les Arabes » qui relia la Renaissance européenne à l’héritage grec  en particulier, puis, il fut rapidement dépassé(…)

Or, la vérité historique dit que les précurseurs de la Modernité européenne considéraient l’héritage culturel arabo-musulman de la même grandeur et respect, depuis le 12e siècle jusqu’au 18e siècle(…)

En effet, le sujet principal de cet article est de mettre en clair l’influence des livres arabes traduits en latin ou leurs résumés sur la « Réforme ». D’abord, nous allons laisser de côté l’influence philosophique et scientifique, pour insister sur l’influence de la traduction du Coran en latin et en langues régionales européennes.

Les chercheurs européens spécialisés à l’étude du Moyen Age disent que l’initiative de traduire le Coran en latin fut l’idée d’un homme d’Église chrétien, pour connaitre l’Islam et le repousser, à cause des conflits amers entre l’État de l’Islam Andalous et ses voisins Chrétiens sur l’Empire de la papauté romaine.

Et dans le cadre de ce conflit sanguinaire, le patriarche Pierre le Vénérable (1092-1156) entama une visite aux frontières franco-andalous entre 1141 et 1143 et il connut de près l’Islam et les musulmans. Ainsi, conclut-il que le conflit devrait être transféré du champ de bataille au champ culturel, pour contredire la croyance de l’Islam après l’avoir bien assimilée, et « bien qu’on dise de l’égarement mohammadien une hérésie ou un polythéisme (est insuffisant), nous devrons écrire pour le déshonorer » et d’ajouter, « nous devons lutter contre ce venin meurtrier, qui a affecté la moitié de la terre, par la plume et non pas par l’épée ».

A ce sujet, Régis Blachère affirme dans son livre : INTRODUCTION AU CORAN qu’il avait reçu le soutien de l’évêque Raymond de Tolède en vue de constituer une commission qui traduirait le Coran. Pierre de Tolède figurait parmi ses membres, il maîtrisait l’arabe, il était, peut-être, musulman,  puis, il avait embrassé le Christianisme. Cette traduction était incomplète et pourtant elle fut largement accueillie.

Cependant, un « humaniste » théologien en Suisse, édita, après l’invention de l’imprimante, cette traduction en 1547, celle-ci fut copiée en allemand en 1616, puis en hollandais en 1641, et en cette même année, le Français André de Reyer, consul de France en Egypte, pendant des années, apprit l’arabe et traduisit le Coran en français facile sous le titre d’ALCORAN DE MOHAMET. Ce livre fut reçu par le grand public qui, à cette époque, était attentif au monde islamique.

Pendant cinq ans, le Coran fut édité cinq fois à Paris et en Amsterdam ; puis, il fut traduit en anglais en 1688, ainsi qu’en hollandais en 1698.

En effet, au cours d’un siècle, cinq éditions de la 1ére traduction, se succédèrent en France, en Angleterre et en Hollande avec ou sans modification, alors que la dernière édition en France, en Amsterdam data du 1770, avant cette date, une autre édition eut lieu à Padoue, la capitale spirituelle d’Italie, d’une nouvelle traduction du Coran réalisée par Marracci en 1698, contenant un livre qui contredit le Coran.

Bien sûr, contredire le Coran était le but de ces multiples traductions, comme nous l’avons précité, amorcées par les hommes d’Église, constituant après, des références pour les orientalistes connus par leurs antipathie solennelle à l’Islam.

Toutefois, la raison suit la voie de la sagesse à l’encontre des projets de l’Église² de ce que ces traductions transférèrent le sens profond du Coran en latin, puis en langues locales et fut employé contre le clergé.

Par conséquent, les Humanistes- une nouvelle classe d’intellectuels- pensait et agissait en dehors de l’Église et contre ses orientations, corroboraient leurs point de vues par les Idées coraniques. Ils répandaient, ainsi, une culture qui désigna l’Homme comme une fin en lui-même, et relèva toute intermédiation entre  l’Individu et son Créateur-y compris l’Église- en le libérant de tout engagement rituel sauf par volonté. Ils (les Humanistes) étaient émerveillés par l’abolition de l’intermédiation dans le Coran et par le fait que l’Homme est bien statué …..

L’Être élu qui est l’Homme dans le Coran appuyait le mouvement des Humanistes qui allaient générer la Réforme religieuse en Europe et, ensuite, la Renaissance. Entre autre, le Comte de Boulainvilliers, loua l’Islam  en défaveur du catholicisme officiel, puis, parut une autre édition du Coran traduit par G.Sles à Londres qui avait fait écho en plusieurs pays d’Europe. Cette édition était, cette fois-ci, accompagnée par une préface parlant des Arabes et leur histoire, centre d’intérêt d’un grand public des Lumières  comme Voltaire.

La tendance humaniste dans la pensée européenne- qui prospérait au 16e siècle- était le reflet direct de l’influence des penseurs européens- en commençant par le 12e siècle- par la culture arabo-musulmane et sa vision à l’Homme en qualité de L’Être élu.

Écoutons l’un des grands humanistes européens, l’Italien Giovanni Pico Dillo Mirandolla, dans son livre intitulé DIGNITA HOMOMINIS : « Dans les livres arabes que j’ai lus il n’y a rien dans cet Univers qui puisse égaler l’Homme ». Le Cove dit dans son pionnier intitulé LES INTELLECTUELS AU MOYEN ÂGE : « Les Humanistes au 12e siècle étaient conscients que ce fût une nouvelle génération culturelle, leurs contemporains les qualifiaient par (les Modernes). Pourtant, ils reconnaissaient les bienfaits des anciens, auxquels, ils attribuaient le mérite de priorité ; Un témoin parmi eux annonça :(on ne peut pas échapper de l’obscurantisme à la connaissance sans lire et relire les livres des anciens avec engouement. Que les chiens aboient et que les sangliers beuglent, je ne m’y intéresserai pas. Je me trouverai à l’aube de chaque matin entrain de lire leurs livres.»  Les Anciens pour ce témoin furent les Arabes et à travers eux les Grecs. Un autre témoin aussi, le Maitre Bernard de Charter dit : « Nous sommes  portés sur les épaules des géants. Et si, maintenant, nous voyons plus loin qu’eux et percevons mieux qu’eux( …), c’est tout simplement parce qu’ils nous élèvent très haut en l’air. » 

    

  

    

 

( 15 janvier, 2014 )

SOUCIS DE RE-NAISSANCE

Rodin le penseurTarabichi dit : « J’appartiens à la génération des paris perdants ,notre génération a parié sur le nationalisme , sur la révolution , sur le socialisme , et aujourd’hui , elle parie sur la démocratie – non pas pour des valeurs en elles-même – mais , en les utilisant comme des ponts pour « insuffler » la vie aux Arabes , et pour rattraper le dépassement civilisationnel , lequel , blesse le narcissisme arabe dévalorisé devant les nations évoluées .

En effet, cet article ne met  la lumière ni sur « ces enjeux »  ni sur les conséquences néfastes qui ont éloignées (les Arabes) de plus en plus de la civilisation, mais, (je crois que) cette défaite elle-même est la raison qui nous amène à abandonner la stratégie des alternatives (idéologiques) pour nous intéresser  uniquement aux mécanismes de la renaissance. Ce sont, aussi bien, des mécanismes rationnels que matériels .Le concept ne se modifie que lorsque la vision change, grâce au rôle sensible de l’intellectuel qui doit mettre en marche le mécanisme de renaissance, sachant que « terminologie » est le champ de son travail.

La renaissance étant une conséquence matérielle, économique, sociale, technique, administrative, c’est aussi un mot qui engendre un terme : RENAISSANCE. Il ressemble à la mouche de Socrate, qui consiste à éveiller et non pas à endormir les (esprits), à piquer et non pas à les anesthésier, autrement dit, la renaissance a besoin de renaissance au niveau de la conscience. Il n’y aura pas de renaissance sans volonté de renaître. Et de ce côté-là  – une autre fois- qu’émerge le rôle sensible de l’intellectuel lequel , selon son choix idéologique , peut être un facteur de volonté de renaissance ou le contraire : et ceci est le centre de lutte de la culture arabe contemporaine : c’est la volonté d’apostasie chez l’intelligentsia arabe, en particulier , à cette époque historique où elle subit des pressions de partout : politique ( défaite des systèmes idéologiques progressistes) , économique (revenus de pétrole très mal gérés) et sociales            ( explosion démographique , chômage , baisse de taux de mariage , crise d’habitat) , et psychologiques  ( humiliation arabe devant Israël) , elle doit donner la priorité à la volonté d’apostasie sur la volonté de renaissance… »

DE LA LIBERTE A LA MODERNITE

« En 1917 Freud mit l’accent dans un article intitulé UNE DIFFICULTÉ DE LA PSYCHANALYSE ,sur la profonde blessure narcissique qui affecta l’Homme lors des découvertes scientifiques : la Terre n’est plus le centre de l’Univers comme le dictait l’Église , l’Homme n’est plus l’être pétri par les mains de Dieu et la psychanalyse lui ôte l’amour propre qui en reste en affirmant  qu’il est sujet à son inconscient ; or, parait-il , cela concerne , uniquement , l’homme européen qui fit de lui , grâce aux conquêtes avec des armes à feu effroyables , l’être sublime de la terre , autour duquel tourne la civilisation humaine .

Pour nous, les non Européens, la blessure narcissique est deux fois profonde que celle de l’Européen. De bon gré ou malgré lui, le non Européen ne tourne pas autour de lui-même, il s’incline vers l’autre (l’Européen) et se meut dans son orbite.

Ce reversement de rôles ne s’effectue pas uniquement dans l’espace, mais aussi dans le temps lorsque l’Orient(en particulier) découvrit que cinq siècles de civilisation le séparent de l’Occident.

De cette blessure  anthropologique ouverte sur la dialectique de centre et bord dans l’espace, et sur la dialectique d’évolution et stagnation dans le temps, naquit l’ère de re-naissance arabe. Elle emprunte cet attribut en se référant à la renaissance européenne qui la devança par trois  ou quatre siècles.

Elle doit cette rupture avec l’ère décadente grâce à un cataclysme externe, autrement dit, sous pression de ce qu’on qualifie par le choc de la rencontre avec l’Occident. Inversement, l’ère de la renaissance européenne s’effectue par authenticité et non par procuration, avec une rupture d’origine avec le Moyen Age européen.

Aussi, aurions-nous raison de conclure que la re-naissance arabe ne rompt pas avec l’ère décadente – pour mériter la qualité de renaissance- mais, elle se préoccupe –et encore plus-  de camoufler sa blessure anthropologique.

Et comme toute blessure, narcissique- individuelle ou collective en psychanalyse collective- le renvoi prend deux aspects : renier la blessure ou essayer de suturer la plaie. La re-naissance arabe incarne les deux aspects ; d’un côté –et c’est le cas des courants salafistes divers- l’ère de re-naissance se mobiliserait pour la défense absolue des valeurs héritées du passé brillant pour confirmer son efficacité éternelle ; et de l’autre côté , et c’est le cas des courants modernisés avec toutes leurs ramifications- l’ère de re-naissance  se consacrerait à la Critique , c’est-à-dire de disséquer les phénomènes de postériorité dans les communautés arabes et de confirmer l’incapacité de ces valeurs de la  soutirer  de sa somnolence  et encore substituer les mentalités et les réalités :représentation/concept, pour que l’Orient rivalise avec l’Occident et retrouve sa place au centre après s’être marginalisé .

C’est ainsi que l’Europe eut « le droit de priorité » de tracer les bords de la modernité  pour toutes les cultures mondiales et leurs avenirs. L’avenir n’est plus caché, auparavant, on y accède par conjecture, mais, aujourd’hui, c’est devenu un quai d’arrivée obligatoire en prêtant sa voie étendue par la modernité qu’on peut qualifier par avancement ou recul.

Le présent des pionniers est l’avenir des retardataires. Et on peut substituer le terme « fatalité » par « nécessité historique » pour apaiser son effet, car « nécessité » n’est pas synonyme de « fatalité » sachant bien que la voie d’accès n’est pas tracée au préalable, et que chaque communauté doit suivre sa destinée en traçant sa propre voie …Et la LIBERTÉ constitue la distance qui sépare le point de départ et l’accés à la modernité.

Le modèle européen fût bâti depuis la renaissance… »

IDENTITÉ ET IDENTIFICATION

 

«   …Les intellectuels, il leur incombe de conceptualiser la liberté  en affranchissant les mentalités des débris idéologiques. Depuis la re-naissance au 19e siècle et tout au long du 20e siècle, le terme » liberté » ne revêt pas de sens clair ou soutient des paradoxes…

Cependant, Taha Houceine façonne la modernité par le faite d’abandonner l’identité et s’identifier à l’Européen jusqu’à devenir « Européen en tout » en ce qui est bon et mauvais.

Cet appel à l’identification totale et sans condition efface mécaniquement l’identité qui constitue un facteur organique des identifications partielles ; certes, l’identification partielle construit l’identité et enrichit la personnalité, par contre, l’identification totale caricature l’identité, puisqu’elle repose sur  les mécanismes de l’imitation, la répétition et la contre façon(…) qui appauvrissent et aplatissent la personnalité. L’inspiration, elle, fait de l’identification partielle et conditionnée un entrainement à la liberté de l’identité, l’originalité, l’environnementation, le renouvellement, la créativité.

L’imitation est un asservissement.

Taha houceine – le laider de ce courant-  a raté la cible en confondant le moyen (méthodologie) et le but (objectif). Il aurait recommandé la reproduction de développement au lieu de le copier ou le cloner. Or, pour avancer, il est nécessaire de reformuler la problématique en séparant l’occidentalisation de la modernisation : en effet, la 1ère efface l’identité, de sorte que l’âme la rejette  sans regret ; la 2ème, notifie l’adaptabilité avec les changements psycho- socio- politico-économiques, elle ne résume pas l’acte civilisationnel en un coup de bâton magique, autrement dit, c’est une ouverture sur de multiples modèles, alternatives et solutions créatives, elle ne coupe ni avec le passé, ni avec le bien héréditaire, lesquels contribuent à soulever les changements civilisationnels…

La modernisation, en plus, est une rare occasion pour insuffler la vie à cet héritage et renouer les liens avec les œuvres qui ont été gelées en s’inspirant de la civilisation moderne…

Aussi, nous permettons-nous de prévoir que la 1ère  moitié du 21ème siècle serait le champ d’une modernisation théologique en prévalant le Texte coranique sur le Hadith, puis, philosophique  en libérant la Raison.

Reste la modernisation scientifique qui serait absente  tout au long de ce siècle dans le monde arabe. »

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